Lundi 15 janvier 2018

Jacques a dit. (Deutéronome 2,16-25)


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«Le Seigneur m’a dit: ne les attaque pas et ne les provoque pas. Dès maintenant, prends-en possession; provoque-le à la guerre.» Presque inévitablement résonne en nous cette désolante idée de guerre sainte. Dieu, le Seigneur cautionne le conflit dès lors que l’ordre est divin. Ajoutez à cela que la ville de Gaza est nommée. Et nos esprits opèrent immédiatement le lien. Gaza, bande de Gaza, guerre. Le Seigneur m’a dit. Jacques a dit: attaque-les, alors j’attaque. Jacques a dit: ne les provoque pas, alors je ne bouge pas. Nos inclinaisons à la paix ou à la guerre peuvent trouver leur exonération dans de tel passage biblique. Au nom de Dieu, selon sa volonté un conflit pourrait devenir juste. N’est-ce pas un peu facile? L’être humain se targue quelquefois d’être affranchi. Il refuse d’être une marionnette sans volonté et sans liberté dont Dieu tirerait les ficelles. Néanmoins lorsque cela lui convient, il jouerait avec Dieu au jeu du Jacques a dit. Dans la lente découverte de sa nature, l’humanité connaît différents cycles. A l’échelle d’une vie, nous balançons également entre l’affrontement et l’entente. Personne ne tire les fils de nos décisions, et même malgré nous, heureusement, Dieu ne nous abandonne jamais.

Nadine Manson

Prière: Dieu, présent, apprends-moi à m’accepter. Que mes élans de violence ne m’écœurent pas, que je sache alors te les déposer avec mon impuissance et ma tristesse.  

Référence biblique : Deutéronome 2, 16 - 25

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