Jeudi 19 octobre 2017

«La colère est la non-acceptation de l’inacceptable.» (Néhémie 5,1-11)


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Face aux paroles des gens du peuple par rapport aux agissements des notables et des magistrats, Néhémie est en colère: «La colère me saisit violemment.» Cela fait penser à cette colère de Jésus face aux marchands du temple, par rapport aux hypocrites. Lytta Basset parlait de «sainte colère»: «Une sainte colère est donc autre qu’une colère humaine spontanée; elle cherche la ressemblance avec la colère de Dieu, sans prétendre y parvenir.» Dans ce récit, la colère de Néhémie prend racine dans sa recherche du bien: «Ce que vous faites n’est pas bien. N’est-ce pas dans la crainte de notre Dieu que vous devez marcher, pour éviter la honte des nations, nos ennemis?» Sa colère naît d’un sentiment de justice, de la non-acceptation de l’inacceptable. D’ailleurs, après cette prise de parole, ses compatriotes décidèrent de rendre les champs et de ne rien exiger des autres. Ainsi, la colère n’est pas devenue violence, elle a permis de faire le bien et d’établir la paix. Il ne s’agit pas de taire une colère qui naîtrait d’un sentiment d’injustice, mais de chercher toujours le bien pour éviter la honte.

Laurence Bohnenblust-Pidoux

Prière: Seigneur, donne-nous soif de justice et de paix. Que nous n’ayons pas peur de notre colère si elle est une recherche du bien. Nous voulons te la remettre, notre colère, pour que tu puisses l’habiter de ton amour.  

Référence biblique : Néhémie 5, 1 - 11

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